Le résultat :
Il peut être apprécié à partir du troisième mois, délai nécessaire à l'assouplissement des seins et à la stabilisation des prothèses. Au-delà de l'amélioration esthétique, le retentissement psychologique est le plus souvent bénéfique.
Questions
Ce que vous devez savoir sur les implants mammaires :
Est-il possible d'allaiter ?
La mise en place d'implants mammaires derrière la glande mammaire ne semble pas avoir de retentissement sur l'allaitement.
Les prothèses mammaires favorisent-elles l'apparition du cancer du sein ?
La relation entre cancer du sein et implant a été recherchée mais aucun lien entre les deux n'a été mis en évidence et l'implantation d'une prothèse mammaire n'augmente en rien le risque de survenue d'un cancer du sein. Les chirurgiens des centres anti-cancéreux utilisent régulièrement les prothèses mammaires pour la chirurgie reconstructrice.
La surveillance du sein est-elle possible ?
La prothèse étant placée derrière la glande mammaire, la surveillance clinique est simple. La présence d'un implant peut modifier la capacité des rayons X à dépister le cancer du sein. Les patientes porteuses d'un implant mammaire doivent le préciser au radiologue qui pourra utiliser des méthodes spécifiques et adaptées (échographie, mammographie numérisée).
Qu'en est-il de la controverse sur le gel de silicone ?
Les implants mammaires remplis de gel de silicone ont été accusés d'être responsables du déclenchement de maladies auto-immunes chez certaines patientes. Aujourd'hui, l'ensemble des travaux scientifiques sur ce sujet a apporté la preuve qu'il n'y a pas d'augmentation significative du risque de maladie auto-immune chez les femmes porteuses d'implants mammaires et en particulier de ceux remplis de gel de silicone.
Y a-t- il une surveillance après mise en place d'un implant mammaire ?
Il est nécessaire de se soumettre à des visites post-opératoires en fonction de la demande du chirurgien. Ultérieurement, la présence d'un implant mammaire ne nécessite pas de faire réaliser des examens en plus de la surveillance médicale habituelle, mais il est indispensable de préciser au médecin que vous êtes porteuse d'implants mammaires. Il est impératif en cas de modification d'un sein (durcissement ou au contraire ramollissement) de consulter un médecin (médecin de famille, gynécologue, chirurgien) qui saura juger s'il est nécessaire d'avoir recours à un examen radiographique ou échographique.
La question de la durée de vie de l'implant ?
Une prothèse, qu'elle soit remplie de gel de silicone ou de sérum physiologique, a une durée de vie incertaine que l'on peut estimer précisément puisqu'elle dépend de l'éventuelle survenue de complication. Ainsi, la durée de l'implant ne peut être garantie. Une femme porteuse d'implants est exposée au risque d'avoir recours à une intervention complémentaire de remplacement pour que l'effet bénéfique soit maintenu. Cependant, il faut savoir qu'a priori, un implant de qualité n'a pas une durée de vie théoriquement limitée. Ainsi, en l'absence d'usure ou de complication, l'implant peut être conservé aussi longtemps que la patiente le désire.
Les inconvénients et les risques spécifiques :
Evolution anormale de la cicatrice, sous forme d'épaississement ou de rétraction ;
Douleurs des seins
Troubles de la sensibilité mamelonnaire
Insatisfaction du résultat esthétique
Formation de plis ou aspect de " vagues "
L'implant, pour rester souple, n'est jamais rempli sous tension. De ce fait, les plis de l'enveloppe de la prothèse peuvent être visibles sous la peau, donnant alors un aspect de " vagues ", notamment dans les parties supérieures, externes et inférieures du sein. Cet aspect est limité dans la partie supérieure en cas de mise en place en position rétro-musculaire.
Contracture capsulaire et coque fibreuse
La formation d'une capsule fibreuse autour d'un implant est obligatoire. C'est une réaction normale de l'organisme qui forme une sorte de membrane fibreuse autour de tout corps étranger afin de l'isoler et de se protéger (" capsule d'exclusion"). Dans certains cas, cette membrane est le siège d'une évolution défavorable comparable aux chéloïdes des cicatrices cutanées ou brides cicatricielles rétractiles. Elle s'épaissit, se rétracte et forme une véritable coque fibreuse autour de l'implant. Il s'agit alors d'une contracture capsulaire. On distingue quatre stades de fermeté qui vont de l'aspect normal, indétectable, aux formes sévères de coques avec un sein dur, rond, fixé et parfois douloureux. La fréquence de cette complication ne peut être globalement estimée, puisqu'elle varie en fonction de l'indication, du type de la prothèse et de la technique opératoire. Cette complication est plus fréquente en cas de prothèse remplie de gel de silicone. La coque n'augmente pas le risque de rupture mais expose à une complication d'ordre esthétique. Une intervention chirurgicale peut alors corriger cette contracture par section de la capsule(capsulectomie). Différents auteurs ont proposé des solutions techniques pour limiter l'apparition de cette contracture : La position de l'implant derrière le muscle pectoral ou encore la fabrication de parois rugueuses au niveau de la face externe de l'implant (prothèses texturées),
Rupture et dégonflement
Un tel incident survient à la suite d'une altération de l'enveloppe de la prothèse, c'est-à-dire, du contenant (élastomère de silicone). Des phénomènes de porosité ou de véritable brèche peuvent être en cause et apparaître à la suite d'un traumatisme violent, parfois d'un défaut de fabrication, mais surtout du fait de l'ancienneté de la prothèse (phénomène d'usure). S'il s'agit d'une prothèse pré remplie de gel de silicone, le gel reste la plupart du temps dans l'enveloppe fibreuse qui entoure l'implant (fuite intra capsulaire). La fuite n'a alors aucune traduction clinique. Cependant, ce suintement intra capsulaire peut favoriser l'apparition d'une coque périprothétique.
Beaucoup plus rarement, en cas de brèche importante en relation avec un traumatisme violent ou une ponction à l'aiguille, le gel s'échappe au-delà de l'enveloppe fibreuse (rupture extra capsulaire). En petite quantité, il peut provoquer l'apparition d'un granulome à corps étranger sous forme de nodule (siliconome) ; en cas de rupture extra capsulaire importante (traumatisme), le gel se diffuse dans les