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La chirurgie intime chez la femme
Mamelons rentrés ou invaginés
Telle une montagne décapitée ou une maison sans toit, le sein invaginé donne l'impression d'être découronné de son dôme. C'est un cas relativement fréquent, qui ne nuit nullement aux fonctions physiologiques, mais il est plus ou moins bien assumé par la femme, d'un point de vue purement esthétique. Le geste chirurgical est ici simple et rapide. En quelques minutes, grâce à une petite incision, on débride le mamelon enroulé sur lui-même pour lui permettre de s'extérioriser, tout en le maintenant tendu, le temps de la cicatrisation, par quelques points de suture résorbables.
L'intervention sera réalisée sous anesthésie locale et sans hospitalisation. La cicatrice est pratiquement invisible.
Mont de Vénus
Lorsque le Mont de Vénus est anormalement développé, formant une véritable bosse graisseuse tout à fait disgracieuse, la liposculpture peut intervenir, éliminant ces excédents par aspiration. En cas d'atrophie, rencontrée chez les femmes d'âge moyen, une autogreffe de graisse est proposée, mais les résultats sont aléatoires. Enfin, l'alopécie du Mont de Vénus, c'est-à-dire la perte de poils sur l'ensemble ou une partie du pubis est masquée par la micropigmentation ou le tatouage chirurgical.
Reconstruction de l'hymen
Dans certaines ethnies et croyances, la chirurgie esthétique réparatrice joue un rôle important, en évitant des drames sociopsychologiques graves. Dans le cas de perte de virginité avant le mariage, on peut réparer chirurgicalement l'hymen à partir des reliquats restants. Cette intervention se fait sous anesthésie locale et sans hospitalisation.
L'invagination du clitoris
Cette malformation consiste en un clitoris " rentré ", d'origine congénitale. La chirurgie esthétique y remédie par une résection de peau en forme de " Z " - avec ou sans plastie - en vue d'une meilleure exposition du clitoris.
L'hypertrophie de la petite lèvre
Il existe différents degrés d'hypertrophie de la petite lèvre, habituellement classés de 1 à 4, l'allongement pouvant dépasser 6 centimètres dans certains cas. Cette malformation est corrigée par une résection de la peau en excès, laissant toutefois un côté plus volumineux que l'autre, afin de maintenir le naturel de l'anatomie originelle, autant que faire se peut.
L'atrophie ou l'agénésie de la petite lèvre
Correspond à l'absence de développement de la petite lèvre d'origine congénitale ou sa régression secondaire avec les années. Ceci peut être corrigé chirurgicalement à l'aide d'un prélèvement de tissu dans la région de l'aine, que l'in transpose dans la petite lèvre.
Grande lèvre hypertrophiée
Dans ce cas, le seul remède est la réduction chirurgicale, qui retire tout un fuseau vertical de grande lèvre. La cicatrice disparaît presque totalement.
Grande lèvre atrophiée
C'est-à-dire une grande lèvre pratiquement inexistante. Pour y remédier, le procédé chirurgical utilisé fait appel à l'auto-implant de la graisse qui est renouvelée en deux ou trois temps, jusqu'à ce que l'on obtienne le résultat désiré.
Fiche pratique opératoire
Anesthésie locale et interventions pratiquées en ambulatoire. Utilisation de fils résorbables, pour ne pas avoir à les retirer à ce niveau. Les suites opératoires sont toujours simples : les soins consistent en une toilette biquotidienne. La vie intime est possible à partir de la troisième semaine.
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